Archives pour la catégorie Notes de lecture

Relais 113. Le contrôle postal et télégraphique français pendant la Première Guerre mondiale

J. Bourguignat, Le contrôle postal et télégraphique français pendant la Première Guerre mondiale (1914-1921), bibliothèque de l’Académie de philatélie, 490 pages 64,00 € franco de port.

Le contrôle postal, plus communément appelé censure, a été mis en place pendant le premier conflit mondial car « rendu nécessaire par les impératifs des opérations militaires » pour reprendre les propos de Jean Bourguignat. Mais quid de son histoire, de son fonctionnement et de ses résultats ? Une étude était à faire, la somme manquait dans l’histoire postale militaire : elle est enfin parue, près de 500 pages, sur un sujet mal connu des marcophiles, abordé le plus souvent par des études partielles ou régionales, publiées de manière confidentielle. Si Jérôme Bourguignat débroussaille ce « monstre » postal qu’est la censure, c’est avec force reproductions, explications des procédures et précisions sur le fonctionnement des bureaux de contrôle. Un travail très complet – qui étudie la censure de l’intérieur, de la zone des armées, mais aussi les contournements -, digne d’un historien, pour un livre d’une grande clarté, qui raconte l’histoire trouble de la censure dans une période sombre de l’histoire de France. Si l’ouvrage fait la part belle au contrôle postal, il aborde également le contrôle télégraphique pendant et après les hostilités, histoire encore plus mal connue que la partie courriers. Dans les derniers chapitres du volume, on retiendra le travail minutieux fait autour des marques de contrôle, des bandes de fermeture utilisées, et des différents cachets des commissions. L’ouvrage, qui se revendique comme une synthèse – et on veut bien le croire au vu des informations apportées par l’auteur et de sa connaissance des archives militaires –, est accompagné d’un fascicule de cotes indicatives réalisé par Bertrand Sinais (LA).

Relais 112. L’oblitération mécanique en France

nouaze.jpgL’oblitération mécanique en France, tome II, édition de la Fédération Française des Associations Philatéliques (FFAP), Paris, 2010, 282 pages, 26,00 € (prix de vente).

Le second tome d’Yvon Nouazé était attendu par les philatélistes et les historiens de La Poste. Après le premier opus publié en 2006, récompensé par le prix littéraire de l’Académie de philatélie, on attendait le tome II avec un complément chronologique – les machines à affranchir après 2005 – et des précisions sur les premiers travaux de l’auteur. C’est chose faite, et de belle manière. Dans une édition simple – on peut regretter l’absence de reproductions couleur pour certains plis ou objets présentés – mais efficace, Yvon Nouazé propose au lecteur néophyte ou spécialiste un travail de grande qualité. Fidèle à sa démarche, il reprend ses précédentes études en les complétant, tenant compte des publications des uns et des autres sur le sujet – et notamment des articles publiés dans… Relais. Les chapitres du premier tome sont ainsi repris, augmentés par des informations nouvelles, et de l’inédit résultat des recherches de l’auteur. Le complément à cette étude marcophile vient avec les chapitres sur les machines Néopost et Toshiba, mais également par la présentation et le décryptage ô combien précieux des codes installés par La Poste, FIM, REGATE et autres ROC. Afin d’aider le collectionneur débutant, Yvon Nouazé a ajouté un chapitre utile sur l’identification des machines, un glossaire et des compléments bibliographiques. Un travail où les collections de l’Adresse Musée de La Poste ont été sollicitées – et citées – par l’auteur, ce qui mérite d’être signalé. Les ajouts de « dernière heure » dans les ultimes pages de ce second tome laisse peut-être entendre une suite nécessaire à cette étude. À suivre donc ? (LA).

Relais 110. Georges Valero, postier, militant et écrivain.

valero.jpgC’est l’histoire d’un homme ordinaire, en marge du grand récit de l’histoire officielle, une vie ordinaire, mais qui témoigne des bouleversements du XXe siècle : celle de Georges Valero (1937-1990). Enfant du Front populaire, l’homme est issu des quartiers pauvres de Villeurbanne dans l’agglomération lyonnaise. Par ses racines populaires, investi syndicalement et engagé dans la guerre d’Algérie contre son gré, il rejoint l’administration des Postes. Alors que ses camarades deviennent syndicalistes permanents, Valero opte pour le travail de nuit au centre de tri postal, tout en continuant « la lutte » : l’anticolonialisme, l’espoir du communisme, les événements de mai 68 à Lyon, le syndicalisme révolutionnaire ou autogestionnaire au travers de la CFDT et de la CGT, puis l’attirance anarchique de la CNT. Le parcours est riche, engagé dans le siècle et marqué des « bifurcations » de la vie militante, dans un combat pour un monde plus juste, l’ouvrage est d’une valeur précieuse pour l’historien et le sociologue. Il est mis en page par Christian Chevandier, spécialiste de l’histoire du travail et des mouvements sociaux, professeur d’histoire contemporaine à l’université du Havre et chercheur au Centre d’histoire sociale du XXe siècle.

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Relais 108. histoire postale de Beyrouth

libanon.jpgRelais 108 est paru et a été expédié le 18 décembre 2009 aux Amis. Extrait des comptes-rendus de lecture publiés dans ce numéro de fin d’année.

S. Basil, Soixante-dix ans d’histoire postale du bureau de poste français à Beyrouth, éditions Archeology & History in the Lebanon, Beyrouth, 2009, 243 pages, 60,00 €.

Les liens politiques, économiques et sociaux établis entre la France et les pays du Proche-Orient au XIXe siècle ont très rapidement encouragé l’administration des Postes à s’implanter dans les principales villes méditerranéennes. Jusqu’à la veille de la première guerre mondiale, la poste française a  ainsi tenu une place importante au Levant et en particulier au Liban. Semaan Bassil revient longuement, par le biais de l’histoire postale, sur celle de son pays et de sa capitale, Beyrouth, considérée comme le « Paris du Moyen-Orient » au siècle précédent. Son magnifique ouvrage de plus de 240 pages, richement illustré, entièrement en couleurs, bilingue français-anglais est une somme.

Cinq chapitres développent le propos. L’introduction rappelle quelques notions élémentaires nécessaires au profane, puis l’auteur entre dans le vif du sujet en présentant la situation politique et économique de Beyrouth au XIXe siècle, après un bref rappel des privilèges commerciaux français sous les Ottomans à partir de François Ier. Au début du XIXe siècle, le port  de Beyrouth s’ouvre à l’Occident, un lazaret – très connu par les spécialistes des plis purifiés – y est édifié en 1834, puis les progrès de la navigation et du transport, ainsi que le développement des affaires commerciales et de l’industrie de la soie par des investisseurs lyonnais lui donnent une importance maritime considérable. Le chapitre suivant aborde le service postal français en Méditerranée orientale et à Beyrouth. L’auteur y évoque, notamment, l’histoire des paquebots de la Méditerranée et des Messageries maritimes, celle des différentes routes maritimes entre Marseille et Beyrouth, ainsi que celle des différents bureaux de poste français et étrangers en Méditerranée orientale.

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Aéropostale, les carnets de vol de Léopold

aero.jpgDe Toulouse à Santiago du Chili. Voilà le défi auquel convie ce livre. Le texte d’Yves Marc propose de revivre les grands moments qui ont forgé la légende de l’Aéropostale dans un carnet où Sophie Binder tient le crayon et manie les lavis d’aquarelle. Chaque ville, chaque étape, chaque moment historique est illustré. Le personnage central est un certain Léopold, pilote et poète. Un très beau livre à paraître aux éditions toulousaines Privat qui fera l’objet d’un compte-rendu dans un prochain Relais. 144 pages, 30 x 24 cm, 29,50 €

En vente à la Boutique de l’Adresse Musée de La Poste dès le 26 novembre.

Note de lecture – Relais 106

mermozgerber.jpgF. Gerber, Qui a tué Mermoz ?, Privat, Toulouse, 2009, 16,00 €

Sous un titre un peu provocateur – alors que l’on sait que Jean  Mermoz a disparu avec son équipage au-dessus de l’Atlantique en  décembre 1936 -, François Gerber revient sur les circonstances de la mort de celui que l’on surnommait dans les années trente « l’Archange ». L’auteur, avocat de profession mais historien  dans l’âme, avait déjà publié un livre sur l’engagement d’Antoine de Saint-Exupéry pendant la Seconde Guerre mondiale. S’appuyant sur les précédents ouvrages autour de  Jean Mermoz, sur la presse de l’époque et sur des archives inédites  récemment mis en vente aux enchères, François Gerber décortique le  contexte de 1936 et les circonstances de la disparition d’un des plus  célèbres pilotes français. Selon lui, plusieurs éléments techniques et politiques sont à  prendre en compte.

Tout d’abord, l’hydravion Latécoère 301 Croix-du-Sud n’a jamais été un appareil  totalement fiable, défaillant dans sa conception dès ses premiers  essais ; il avait cependant été accepté par une administration favorable à son  constructeur Pierre-Georges Latécoère, qui dispose d’amitiés, d’appuis et de soutiens à tous les niveaux de l’État.
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Note de lecture – Relais 106

Certaines notes de lectures de Relais, revue trimestrielle de la SAMP, sont publiées en avant-première sur le blog de la Société. Elles sont reprises intégralement dans la publication.

Les Cahiers pour l’histoire de La Poste, n°10, Du secours à l’entraide. Genèse de la Mutualité postale (1879-1930), éditions CHP, novembre 2008, 6,00 €.

cahierschp.jpgOn n’en parle peut-être pas assez et c’est dommage, mais le Comité pour l’Histoire de La Poste publie régulièrement… et publie de belles choses. Une des dernières publications en date, est le n°10 (novembre 2008) de la collection Les Cahiers pour l’Histoire de La Poste intitulé Du secours à l’entraide. Genèse de la Mutualité postale (1879-1930). Ce volume reprend les recherches de Nathalie Grégoire pour un Master soutenu à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne autour de l’histoire de la protection sociale et de ses enjeux dans l’univers très particulier de la Poste. Le sujet, a priori austère, s’inscrit dans une démarche résolument sociale revendiquée cette année par Les Cahiers pour l’Histoire de La Poste. En près de 140 pages, l’auteur dresse néanmoins de belle manière le tableau de l’histoire de la mutualité postale au travers des sociétés postales de secours mutuels. À partir de la timide politique de protection sociale installée par l’État par la loi de 9 juin 1853, Nathalie Grégoire plante le décor de ces sociétés sur les cinq premières décennies de leur existence, sociétés dont les principales sont l’Union Fraternelle (1842), l’Amicale (1879), le Soutien Fraternel (1882) ou encore Union et Fraternité (1902).

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Notes de lecture – Relais 105

C. Bosc, Catalogue spécialisé des surcharges E.A. utilisées en Algérie sur timbres de France 1962/1963, édition Philea, 2008, 50,00 € (franco de port).

Cet ouvrage sur les surcharges E.A. n’est pas une nouvelle production de Claude Bosc, mais tout simplement la réédition de son ouvrage paru en 1989. Celui-ci, épuisé en raison de sa qualité iconographique et des recherches menées pour sa rédaction, se voit donc rééditer, augmenté de nouvelles découvertes depuis sa première édition – et ce grâce à l’initiative de Jacques Renaud et de Michel Foucher –, avec une mise à jour des indices de prix et marcophiles. Les 170 pages – dont 30 en couleur – répondent parfaitement au collectionneur des surcharges E.A., tout comme les reproductions de pièces et les commentaires pertinents. On ne peut qu’apprécier la large introduction historique, la reproduction des textes administratifs, les précieux repères marcophiles expliqués avec détail et l’importance in fine du travail produit. En 1989, ce catalogue spécialisée avait reçu un très bon écho dans la presse philatélique et auprès des marcophiles spécialistes ou intéressés par la période. Sa réédition augmentée ne peut que suivre le même chemin ; c’est d’ailleurs ce que nous lui souhaitons (LA).
Renseignements : Michel Foucher, 7 rue de la Madeleine – 77400 Pompone.

Des lectures pour les fêtes

droche.jpgLe cheval dans la poste aux chevaux est incontournable. Daniel Roche, professeur honoraire au collège de France, publie un livre accessible, premier d’une série de trois consacrée à la « culture équestre ». Cette expression s’avère mieux décrire l’ambition du livre qui dépasse une simple histoire du cheval. Ce premier tome est donc consacré à la présence et à l’utilité du cheval ; il aborde de fait la poste aux chevaux et le maître de poste. Un livre plaisant à lire selon les critiques que l’on pourra compléter par LE livre sur la poste aux chevaux et le maître de poste, ouvrage commis à la suite de son doctorat en histoire par Patrick Marchand, commissaire d’expositions au Musée de La Poste, dont nous vous avions déjà parlé ici. Pour ces fêtes de fin d’année, la SAMP vous propose ce second livre – dont il ne reste que quelques exemplaires – dédicacé par l’auteur, au prix exceptionnel de 25 euros (franco de port). N’hésitez pas !

P. Marchand, Le Maître de Poste et le messager ; Les transports publics en France au temps des chevaux, Belin, Paris, 2006. Pour toute commande, chèque à l’ordre de la SAMP.

Notes de lecture – Relais 104

augustin.jpgB. Augustin (dir.), La Poste en Haute-Saône. La poste en milieu rural 1830-1911, éd. de l’auteur, 2008, 30 € (+ 3 € de port).

Sous la direction de Bernard Augustin, des marcophiles passionnés de poste rurale et l’atelier de la poste en milieu rural de l’Union Marcophile ont édité un ouvrage de grande qualité sur la poste en milieu rural dans le département de la Haute-Saône. Si ce département a compté dans ses enfants le grand organisateur de la poste rurale en France, Joseph de Villeneuve-Bargemon (1745-1808), la Haute-Saône s’avère être un département riche pour le service postal rural. Reprenant l’historique général du service et les différentes marques dans les premiers chapitres, les auteurs ont ensuite construit un travail précis et illustré autour des lettres-timbres des boîtes supplémentaires urbaines et des boîtes rurales du département, puis ont fait un historique des bureaux de poste desservant les communes de la Haute-Saône et les communes des départements limitrophes. Complétée par des lexiques, des cartes et des références bibliographiques, l’étude est intelligente, non seulement pour ceux qui s’intéressent à ce département, mais aussi pour tous les marcophiles proches de la poste rurale en France (LA).

Renseignement et commande :
Bernard Augustin, 11 rue de Saint-Prix – 95320 Saint-Leu-la-Forêt
(bernard.augustin@cegetel.net).

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